Un Conseil Européen dynamique et constructif

Les 27 chefs d'Etat de l'Union Européenne se sont réunis les 29 et 30 octobre derniers, à Bruxelles lors d'un Conseil Européen.
A l'ordre du jour de ce conseil européen:
- Plan climat
- Tratié de Lisbonne
- Immigration
Plan climat:
Les chefs d'État et de gouvernement européens ont évoqué notamment la position que défendra l'UE à la conférence des Nations Unies sur le changement climatique à Copenhague en décembre prochain.
Les 27 Etats membres se sont ainsi mis d'accord pour défendre un objectif global de réduction de 50% des émissions de CO2 par rapport à celles de 1990 d’ici 2050. L'UE estime que cet objectif sera de - 80 à -95% par rapport au niveau de 1990 pour les pays industrialisés.
Les chefs d'Etats ont également approuvé l'enveloppe d'aide globale à apporter aux pays pauvres à 100 milliards d'euros par an d'ici 2020 dont 22 à 50 milliards par an par les pouvoirs publics.
Traité de Lisbonne:
Le "marathon d'obstacles", comme José Manuel Barroso qualifie le traité de Lisbonne, finit par prendre fin. Les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-Sept ont trouvé, au terme de leur première journée de sommet européen, un accord pour désamorcer le refus tchèque de signer le traité de Lisbonne.
En théorie, le président Vaclav Klaus devrait donc signer le texte une fois que la Cour constitutionnelle de son pays se sera prononcée sur le traité, mardi 3 novembre. Prague déposera alors son instrument de ratification, et le traité de Lisbonne entrera en vigueur le 1er décembre 2009.
Tony Blair n'est évidemment pas le seul prétendant au poste de président du Conseil européen. Après le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Junker, l'ancien premier ministre Irlandais John Bruton a également fait savoir qu'il était intéressé. A ces deux noms s'ajoutent notamment ceux du Néerlandais Balkende ou de la présidente lituanienne Dalia Grybauskaite. Les dirigeants européens n'en ont donc pas fini avec les "marathons d'obstacles".
Immigration:
Le Conseil européen est parvenu à un accord sur un financement commun des vols pour expulser les immigrés irréguliers des pays européens. Cette décision, la première du genre, intervient une semaine après une vive polémique déclenchée par l’expulsion par la France de trois Afghans vers leur pays.
Dans les conclusions du sommet, les 27 appellent à «une réponse déterminée, fondée sur la fermeté, la solidarité et la responsabilité partagée». La Commission devrait ainsi présenter début 2010 une proposition examinant la possiblité d’affrêter régulièrement des vols de retour communs. Ils seraient financés par l’agence communautaire Frontex.
Commentant cette décision, Nicolas Sarkozy a indiqué qu’il voulait que l’UE aille «plus loin» en la matière. «Je souhaite que nous ayons un jour des garde-frontières européens», a-t-il dit.
Les chefs d'Etat européens se sont donnés rendez-vous en novembre pour un Conseil Européen extraordinaire sous l'impulsion du président français.
Les Jeunes Populaires du Doubs remarquent avec satisfaction l'engagement fort de l'Union Européenne dans les problèmes communs aux 27 pays européens.
Baptiste SERENA